Quelques citations...
Extraits de ma lecture de La Fièvre hexagonale, M. WINOCK, Le Point, 2002.
"Je croyais avoir affaire à un connétable de France, je n'ai trouvé qu'un capitaine de Gendarmerie" Mac Mahon au Comte de Chambord, le 9 novembre 1873.
"Il ne s'agit pas de religion, il s'agit de politique; on fait brèche à l'Etat au nom de la religion. Ceux qui mènent l'assaut contre les instutitions sont à la tête des associations catholiques [...] Il y a une chose qui, à l'égal de l'ancien régime, répugne à ce pays, c'est la domination du cléricalisme. Je ne fais que traduire les sentiments du peuple de France en disant ce qu'en disait mon ami Peyrat : le cléricalisme, voilà l'ennemi !" Gambetta, le 4 mai 1877, à la Chambre.
"Le catholicisme, c'est là l'ennemi !" L'ami Peyrat, en janvier 1876, pendant la campagne électorale de la chambre dissoute par Mac-Mahon.
"Vous êtes le gouvernement des prêtres, et le ministère des curés !" Gambetta au ministre de l'Intérieur Fourtou, à la Chambre, le 16 juin 1877.
"Nous marcherons tous chacun avec notre étendard, les royalistes avec le lys, nous avec l'aigle, les orléanistes avec le coq. C'est ainsi que du temps des croisades, chaque nation venait, sous ses étendards particuliers, combattre l'ennemi commun." Paul de Cassagnac, journaliste au Pays.
"Je ne saurais obéir aux sommations de la démagogie. Je ne saurais ni devenir l'instrument du radicalisme, ni abandonner le poste où la Constitution m'a placé." Mac Mahon, le 1er octobre 1877.
"On dit que nous avons inventé le spectre clérical; je n'ai jamais attaqué ni la religion ni ses ministres quand ils se sont renfermés dans leur domaine religieux, moral; mais j'ai combattu et je combattrai les hommes qui veulent faire un instrument de domination et de règne de ce qui ne devrait être qu'un moyen de consolation et d'assistance." Gambetta
"Nous avons dit : le cléricalisme, voilà l'ennemi ! Il appartient au suffrage universel de répondre, en appelant le monde à contempler son ouvrage : le cléricalisme, voilà le vaincu !" Gambetta, le 9 octobre 1877, avant la victoire des Républicains par 326 députés contre 207 pour la Droite.
"L'Etat moderne est foncièrement anti-chrétien". Bernanos